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Chez les slasheurs, avoir plusieurs métiers est un choix. Le terme fait d’ailleurs référence à la barre oblique « / » (slash, en anglais). Selon une étude menée en 2015 par le Salon des Micro-Entrepreneurs, ils seraient déjà 4,5 millions en France, soit 16% de la population active.

Curieux, enthousiastes, polyvalents, les slasheurs ont toujours soif d’apprendre et ne peuvent se satisfaire d’une seule activité. Ils ont cette aptitude à faire des liens, à créer des ponts entre des domaines ou des thèmes a priori étanches. C’est d’ailleurs leur principal atout.  Longtemps considérés comme des touche-à-tout incapables de s’investir sur le long terme, ou comme des éternels insatisfaits, les slasheurs commencent à affirmer et surtout revendiquer leur mode de fonctionnement.

La culture française valorisant plutôt l’expertise, ces professionnels ont souvent du mal à trouver leur place dans l’entreprise, tandis qu’aux États-Unis, ils sont recherchés et appréciés pour leur adaptabilité et leur créativité. Mais même dans l’Hexagone, les choses changent petit à petit, et l’adaptation des fonctions RH aux slasheurs devient nécessaire.

 

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